Presbytie des politiciens: on a retrouvé 7 quartiers

En photo l’affiche de la journée du renouveau démocratique du 27 juin

La presbytie du pouvoir, édition locale : quand les élus ne voient plus les quartiers… même quand ils disparaissent sous leur nez

La presbytie politique est un phénomène bien connu : plus un élu monte dans la hiérarchie, plus sa vision de près se brouille.

L’ère où les quartiers fondaient comme neige au soleil

À une certaine époque (règne de Perdriau), on est passé de 22 quartiers à 13. Treize.

C’était un peu comme si la ville avait attrapé une maladie rare : la fonte spontanée de quartiers. Un matin, on se réveillait, et hop : un quartier avait disparu. Pas de bruit, pas de fumée, pas de tremblement de terre. Juste… disparu de la carte politique . Un vrai tour de magie digne de Ludo le Presquedigitateur stéphanois bien connu.

Le retour des quartiers

Aujourd’hui, nous en retrouvons 20. Ce n’est pas encore les 22 d’origine, mais c’est déjà mieux. On dirait presque que la ville a mis des lunettes progressives : la vision revient, doucement.

Quand un élu demande : “Mais comment définit-on un quartier ?”

Un élu, sincèrement perplexe, vous demande :

“Comment définit-on les zones géographiques des quartiers ?”

Et vous, avec le bon sens que même un GPS envierait, vous répondez :

“Demande aux habitants. Eux, ils savent où ils habitent.”

Parce que oui : Les habitants n’ont pas besoin de commission, de schéma directeur, de consultant, de PowerPoint. Ils connaissent le nom de leur quartier. Ils vivent là. Ils voient ce que les élus ne voient plus.

Le quotidien, cet objet non identifié

Pour certains responsables, un quartier n’est plus un lieu où vivent des gens, mais une case dans un organigramme, un périmètre sur une carte, un concept urbanistique. Ils parlent de “redécoupage”, de “cohérence territoriale”, de “logique fonctionnelle”. Pendant ce temps, les habitants parlent de leur boulangerie, de leur arrêt de bus, de leur voisin, de leur rue, de l’école, de leurs enfants…

Deux visions du monde. L’une presbyte . L’autre réelle.

La morale de l’histoire

Quand un élu ne voit plus les quartiers, c’est rarement parce qu’ils ont disparu. C’est souvent parce que sa vision de près a rendu l’âme.

Heureusement, il existe un remède simple : descendre dans la rue, parler aux gens, écouter sans répondre parfois, et surtout regarder vraiment.

Dans l’ancienne majorité, les marche urbaine, pardon la marche urbaine une fois par an (j’ai bien écrit une fois par an !!!) ne permettait pas vraiment de voir de prêt le quartier. Nous proposons une fois par moi , là on pourrait tout voir, avec l’aide des habitants bien sûr . Nous avons à Sainté Debout expérimenté ces arpentages citoyens, c’est très efficace, on peut aider.

Parce que les habitants, eux, n’ont jamais cessé de voir leur quartier. Ils attendaient juste que leurs élus retrouvent leurs lunettes.

On espère que c’est le cas avec la nouvelle équipe et son « renouveau démocratique ». Faire pire que Perdriau sera difficile mais laisser les clés du camion aux habitants, ça c’est pas encore pour demain. Mais demain parcontre (le 1er Juillet) réunion de quartier à Terrenoire….A suivre.

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